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Flavescence dorée : il faut maîtriser ce nouveau phylloxera

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Les actualités de Chigny : informations pratiques, annonces du Conseil Municipal et retour sur les événements ayant eu lieu dans la commune.

Le phylloxera qui a fait tant de mal aux vignobles français au début du XXème siècle serait-il de retour ? Oui et non. Mais la flavescence dorée est une maladie critique pour la vigne et donc pour nos exploitations viticoles.
C’est une maladie incurable. Il n’y a pas de traitement disponible actuellement.

Seul l’arrachage des pieds contaminés, voire de parcelles entières, permet d’enrayer sa propagation. Les ceps sont infectés par le phytoplasme lorsque les cicadelles de la flavescence dorée, de petits insectes spécifiques à la vigne, se nourrissent en piquant les feuilles. La cicadelle elle-même s’infecte en se nourrissant sur un cep contaminé. C’est un cercle vicieux, cicadelle-cep-cicadelle. Avec un effet multiplicateur très important. D’une année sur l’autre, un pied contaminé en génère en moyenne dix autres. Alors, en l’absence de molécule permettant de lutter directement contre, il y a deux actions possibles : les traitements insecticides, pour éliminer la cicadelle, l’insecte qui propage la maladie, et l’arrachage des pieds contaminés, pour supprimer le « réservoir » du phytoplasme pathogène.
Et pour être efficace, il faut bien sûr surveiller la vigne et son éventuelle contamination. Pour corser l’affaire, les symptômes n’apparaissent que tardivement sur les pieds contaminés. Observer, observer et encore observer, régulièrement, pour identifier les ceps touchés et éviter la propagation avec cet effet multiplicateur évoqué précédemment.
À Chigny, un foyer a été détecté en 2024. Plusieurs parcelles ont été arrachées. Un très gros effort pour les vignerons concernés, mais qui est essentiel pour tous. Qu’ils en soient remerciés. Pour maîtriser le mieux possible la situation, à l’initiative de la section locale du SGV et du CIVC, des prospections volontaires ont été mises en place les 10 et 24 juillet derniers. Très suivies – tous les exploitants étaient présents – , elles ont permis de vérifier la diffusion de la flavescence sur les terroirs de Chigny. Les yeux affûtés, armés de rubalise, tous ont patrouillé les rangs de vignes, en espérant ne pas détecter de pied infecté, mais aussi ne pas passer à côté d’un tel pied.
Après contrôle, ces pieds sont coupés, laissés sur place. Le pathogène meurt et ne peut plus être diffusé par la cicadelle. La prospection obligatoire va suivre les prospections volontaires. Les dispositifs se complètent. L’action volontaire et collective, anticipée, sera, sans aucun doute, un levier fort pour limiter la propagation de ce phylloxera du XXème siècle que l’on espère voir disparaître au plus vite.
Pour compléter votre information, le Syndicat Général de Vignerons a édité des guides complets et structurés : voir le site du SGV, https://www.sgv-champagne.fr/.